09-01-2019

Gender and the Series #2

« Genre ».

Tic de langage semi-argotique mais surtout sujet de société aux enjeux majeurs, ce mot et sa représentation à l’écran font débat.

Clichés, stéréotypes, discriminations : certaines séries se racontent parfois sous le soleil des tropismes.

Sous celui de Canneseries, on aimerait essayer de comprendre les dynamiques à l’œuvre et de mettre à disposition chaque semaine une sélection d’articles et d’études décryptant ce thème.

Derrière ou devant la caméra, comment sont racontés, employés les individus, et les genres auxquels ils s’identifient ? Qui a voix au chapitre quand on creuse l’envers du et des corps ?

 

Le saviez-vous ?

#RememberTheLadies

Le 6 Janvier dernier, une campagne digitale était lancée en soutien aux femmes réalisatrices, grandes absentes des nominations aux Golden Globes, pour encourager les votants des Oscars à prendre en compte leur travail. 

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Mais le nom du mouvement en lui-même est plus ancien qu'il n'y paraît. Dans une lettre datée du 31 Mars 1776, Abigail Adams encourageait son époux John Adams à prendre en considération la place des femmes et leur point de vue dans l'établissement des lois qui viendraient à régir la jeune Amérique post-indépendance.

Parce que la requête d'Abigail a toujours autant de sens aujourd'hui, on ne résiste pas à l'envie de vous faire lire un extrait qu'on penserait tout droit tiré de la saison 2 de The Handmaid's Tale...

“In the new code of laws which I suppose it will be necessary for you to make, I desire you would remember the ladies and be more generous and favorable to them than your ancestors. Do not put such unlimited power into the hands of the husbands. Remember, all men would be tyrants if they could. If particular care and attention is not paid to the ladies, we are determined to foment a rebellion, and will not hold ourselves bound by any laws in which we have no voice or representation.”

 

Etude

 

Qu'est-ce que le "Celluloid Ceiling", l'équivalent cinématographique du plafond de verre ? Dans une étude sur l'emploi des femmes derrière la caméra réalisée sur 500 films sortis en 2018, Martha M.Lauzen fait le constat d'un progrès au ralenti et d'une parité encore illusoire.

20%

C'est le pourcentage de femmes parmi les réalisateurs, scénaristes, producteurs, producteurs éxécutifs, monteurs et directeurs de la photographie ayant travaillé sur les 250 films les plus lucratifs aux Etats-Unis en 2018.

En 2017, seuls 1% des films employait 10 femmes ou plus dans ces rôles.

En 2018, on ne dénombre que 8% de réalisatrices sur ces productions, soit une chute notoire comparé au 11% de 2017, ou au 9% atteint en 1998.

 

Source/ The Celluloid Ceiling: Behind the Scenes Employment of Women on the Top 100, 250, and 500 Films of 2018 by Martha M. Lauzen, Ph.D.

 

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T'es sur Liste ?


Qui sont les festivals signataires du Gender Parity Pledge ?

Venise vient de rejoindre les rangs des signataires. Les Arcs, Toronto, Cannes, La Rochelle, San Sebastian, et bien d'autres : des festivals du monde entier, acteurs clés du paysage audiovisuel international, s'engagent à respecter la charte créée par 5050x2020.

3 critères

1) Statistiques : compiler les stats ethniques et genrées des réalisateurs et membres du cast des films et séries soumis à la sélection

2) Transparence : rendre public le genre des membres du comité de selection

3) Parité décisionnaire : rendre public le genre du board éxécutif et s'engager à tendre vers une parité décisionnaire

 

LES SIGNATAIRES

 

 

How YOU doin'

La série YOU remet feu-Dan Humphrey (Penn Badgley) sur le devant de la scène, qui passe d'une Gossip Girl un peu fébrile au statut assumé de stalker mono-maniaque complètement obsédé dans le nouveau carton Netflix.

Au delà de la critique sous-jacente d'un désir générationel d'exhibition numérique, la série est aussi un bel exemple de l'abnégation de l'individu aimé dans le regard de l'autre. Une réflexion plus ou moins réussie sur la position du prince charmant désireux de venir en aide à une damoiselle qu'il juge en détresse sans son consentement: un barbe-bleue aux airs de pervers narcissique que le journaliste Todd VanderWerff analyse à l'aûne du mouvement #MeToo.

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Bienvenue à Galeca

Galeca, la société de critiques et journalistes LGBT du Divertissement, a remis ses récompenses lors des Dorian Awards. La série Pose remporte le prix de TV Drama de l'année et l'actrice Sandra Oh, le titre de Meilleure actrice pour son rôle dans la série Killing Eve

DÉCOUVRIR LA LISTE DES GAGNANTS

 

 

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